Emma Livry

 

1842-1865

                                                                Fille de Marguerite Adélaïde Emarot et du Baron Charles de Chassiron,aEmma-Marie Livry de son vrai nom Emarot, voit le jour le 24 décembre 1842. Sa mère fut danseuse de l’Opéra, elle fit entrer Emma dans la classe de Madame Dominique, l’un des plus prestigieux professeur de l’époque (qui forma notamment Giuseppina Bozzacchi).

                                                              La jeune Emma se fit très rapidement remarquer pour son talent et son lyrisme, et plus particulièrement par un ami de sa mère, le vicomte Ferdinand de Montguyon. Dés lors il endosse tous les rôles,agent, conseiller et même celui de père. Grâce à son entêtement, Emma fut engagée à l’Opéra comme première danseuse le 1er juillet 1958 .Comme précisé dans son contrat avec l’Opéra, elle ne devait danser que des rôles de soliste et c'est ainsi qu'elle fit ses débuts sur la scène de l'Opéra de la rue Pelletier en octobre 1858 dans le rôle mythique de la Sylphide. Le succès fut tel que Marie Taglioni alors en retraite, décida de s’occuper de la jeune danseuse en qui elle vit sa propre image, elle dira d’ailleurs "Je devais danser comme elle le fait". Elles devinrent de véritables amies et Marie Taglioni revint à l’Opéra pour s’occupper de la classe de perfectionnement. En 1859, elle reprit son rôle de la Sylphide avec autant de succès et dansa dans le divertissement de l'opéra Herculanum au côté de Louis Mérante. Cette même année, elle signa une prorogation de son  contrat pour trois ans avec l'Opéra de Paris.

                                                              En 1860, Marie Taglioni créa pour sa protégée,en collaboration avec M. SaintGeorges, son unique chorégraphie : Le Papillon, un charmant ballet sur une musique de J. offenbach où une jeune femme est changée en papillon par une fée maléfique. Emma améliora sa technique et son élévation et obtint un succès considérable à un tel point que Napoléon III vint assister deux fois au ballet. Marie Taglioni lui offrit pour un splendide bracelet en forme de papillon.

                                                              Alors que l’Opéra décida d’utiliser un nouveau procédé chimique pour inifuger les costumes, Emma le refusa catégoriquement et cela,quitte à en assumer les risques comme elle le précisa dans une à la direction de l’Opéra. Malheureusement le 15 novembre 1862,lors de la répétition générale de la Muette de Portici où elle incarnait Fenella ,Emma provoqua un appel d’air près d’une rampe de gaz  ce qui enflamma instantanément ses jupons en gaze. Elle traversa la scène en courant trois fois de suite avant qu'un pompier  interrompit sa  course folle, et par pudeur elle n'enleva pas son costume allant même jusqu'à couvrir des parties de son corps avec des lambeaux encore en feu. Il fut lui aussi assez sérieusement brûlé en tentant d'éteindre les flammes. Emma  fut très grièvement brûlée sur plus des deux tiers du corps et fit preuve durant son calvaire d'un grand courage et d'une grande pieusité. Après huit mois de soins prodigués à son domicile parisien, ses médecin lui prescrivirent un changement d'air qui lui serait profitable. C'est ainsi que le 15 juillet 1863, elle est transportée au château de Villier à Neuilly que sa mère loua. Malheureusement  Emma Livry développa une infection grave et décèda dans les bras de sa mère le 29 juillet 1863 après huit mois de souffrance.

Son décès provoqua une immense émotion et le monde de la danse fut endeuillé pendant longtemps. Le musée de l'Opéra conserve des morceaux du tutu calciné ainsi que la ceinture qu'elle portait lors de ce tragique accident. Elle est inhumée au cimetière Montmarte.

 

 

 

    Emma Livry dans Herculanum-1859        La Sylphide
Herculanum-1859   Le Papillon chorégraphie de Marie Taglioni
       Emma Livry dans Herculanum-1859 

 

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